Conférence générale de 1987

Maurice, Ile Maurice

Vème Conférence générale à Maurice du 12 au 15 mai

Survenant à mi-terme entre les deux premiers Sommets de la Francophonie, la 5ème  conférence générale du CIRTEF, tenue à I’Ile Maurice du 12 au 15 mai 1987, a revêtu un caractère spécial et particulier, car il aura permis à la soixantaine de délégués et d ’observateurs présents de mesurer la route parcourue dans le domaine de la Communication audiovisuelle – retenu par le Premier Sommet comme étant l’un des quatre domaines prioritaires de coopération entre pays francophones – depuis ce Sommet et tracer les grands axes d’action proposée dans ce domaine, pour recevoir la confirmation et l’approbation du Deuxième Sommet dans quelques mois.

On peut croire donc, comme l’ont souligné divers intervenants lors de la 5e Conférence Générale, que dans les toutes prochaines années, les responsabilités du CIRTEF seront accrues.

Le nombre de ses actions dans des domaines aussi divers que le développement des productions nationales, la promotion de coproductions, l’organisation d’échanges de programmes, la mise en place d’instruments communs de diffusion, les échanges de personnels ou le perfectionnement des cadres n’a fait que croître; sa participation active au programme SATELL IMAGES TV5; à l’Agence d’images Francophone, à la Banque de programmes francophones, aux séances périodiques de visionnage, au fonds de soutien pour la création audiovisuelle, sont de nouveaux axes d’actions.

Peut-on décemment croire qu’une équipe aussi ultralégère que le Secrétariat Général du CIRTEF (Secrétaire Général, Adjoint et Secrétaire de Direction) pourra mener de front toutes ces activités ?

Les délégués à la 5e Conférence Générale ont répondu à la si les finances ne permettent pas d’augmenter le personnel du CIRTEF, force sera d’employer sur une base ad hoc des temporaires pour suivre telle ou telle action spécifique.

Le Bureau de Direction et la Commission des Finances qui se sont attelés depuis ces dernières années à redresser la situation financière du CIRTEF ont dû se rendre à une évidence : avec une entrée de cotisations annuelles oscillant entre 65 et 70% des cotisations dues, – unique apport de revenus au CIRTEF – le budget du CIRTEF ne peut supporter que le fonctionnement normaI d’un Secrétariat Général ultra-léger, comme il l’est.

Depuis des années, le CIRTEF tente de faire apprécier cette situation à ses interlocuteurs, en réclamant un pourcentage des budgets pour amortir les frais d’organisation.

Pour l’A.C.C.T., comme l’a encore souligné le porte-parole de son Secrétaire Général lors de la 5e Conférence Générale du CIRTEF : « il est fondamental que l’intégralité des budgets de programmes soit consacrée à des actions concrètes et bénéficie aux ayants-droits, sans qu’une partie ne soit utilisée pour supporter les frais de fonctionnement d’un partenaire institutionnel ».

Une augmentation des revenus propres n’étant pas envisageable, peut-on espérer donc – étant donné que le Secrétaire Général de l’A.C.C.T. lui-même considère ce renforcement de moyens comme « vital » – que le CIRTEF trouvera lors du Deuxième Sommet Francophone, l’A.C.C.T., son partenaire privilégié, à ses côtés pour soutenir sa requête pour qu’un fonds spécial international de coopération lui soit octroyé par le Sommet ?