SEFOR 2006

Nouakchott, MauritanieLe rapport final du SEFOR 2006 est accessible à la page CLUBDu 2 au 6 décembre 2006Organisé par le Conseil international des radios télévisions d’expression française (CIRTEF) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

en partenariat avec

  • La Télévision de Mauritanie
  • Canal France International (CFI)
  • TV5MONDE


 

Thème et texte introductif  

Service public : produire plus et mieux

Produire plus et mieux, c’est, avant tout, stimuler la création.

C’est donc tenir compte du facteur humain qui reste primordial dans la réussite d’une entreprise audiovisuelle et s’approprier les nouvelles technologies qui permettent une meilleure gestion des moyens de production.
Pour encourager l’épanouissement du potentiel créatif, il conviendra d’assurer des stratégies pour, entre autres, une formation professionnelle adaptée dans toutes les strates de l’entreprise, une mise en place d’un cadre cohérent (élaboration des grilles de programmes, choix des formats, réalisation des contenus…), une mise à disposition de moyens financiers répondant aux besoins de la production et une gestion des ressources humaines (valorisation du travail et de la personne, construction de projets d’équipe…).

Mais produire plus et mieux, c’est aussi un défi supplémentaire pour des services publics pourtant déjà fort sollicités.

Pour poursuivre, au mieux, leur activité spécifique, ces radios et ces télévisions ont pour objectif de renouveler les formats qui ont fait leur succès par le passé et qui se déclinent en information, sport, divertissement, culture et éducation permanente… afin de toucher toujours plus de publics, en respectant les valeurs qui sont celles du service public.
Ceci en utilisant au mieux les nouveaux moyens de la communication audiovisuelle pour apporter des contenus conformes à leur mission.
En effet, les besoins en contenus ont été multipliés par l’évolution technologique, en même temps que les supports de consommation de l’audiovisuel et la concurrence.

Produire plus (et mieux), c’est donc bien sûr aussi s’inscrire de façon radicale dans l’utilisation des nouveaux outils numériques qui sont prometteurs.

Par exemple, aujourd’hui, la coproduction basée sur des fichiers permettant une distribution instantanée par des réseaux bon marché, ne pourrait-elle pas accroître les échanges et la productivité dans l’univers audiovisuel de la francophonie ?
Quand il s’agit pour des radios et télévisions publiques de produire plus et mieux se pose à l’évidence la question de l’autorité susceptible de mettre en place les outils à la fois qualitatifs et quantitatifs permettant de juger de l’évolution de leur production propre et de leur diffusion.
Malheureusement, aujourd’hui, le baromètre est unique et peu significatif puisqu’il se nomme « audience »…
D’autres moyens d’évaluation, plus performants, peuvent-ils voir le jour dans un proche avenir ?
Plus encore, quels moyens et quelles modalités pour la gestion de la qualité dans le service public ?
D’autre part, en termes de production, de nouvelles dynamiques se mettent en place entre le service public et la production indépendante.
Cette interaction provoque un appel d’air créatif non négligeable, mais aussi des mutations au sein du service public dues à la délocalisation des moyens techniques et humains et à une gestion financière différente.
Sans occulter le besoin de cette approche pour initier ou soutenir une industrie de l’audiovisuel.

Mais en parlant de coproduction, ne pourrait-on pas aussi envisager les avantages d’une collaboration renforcée entre services publics ?

Collaboration qui permettrait une économie de moyens et la valorisation de la diversité des savoir-faire professionnels.
Il faut donc pouvoir échanger sur nos différentes expériences et sur les cas concrets (restructurations, nouvelles approches de production, nouveaux formats à la Radio et à la Télévision, réalisations, projets…).

On le constate donc, en matière de production, l’emploi de nouvelles technologies et la fin du fonctionnement en autarcie du service public posent de nouvelles questions :

  • Comment penser la production en fonction de l’avènement du multimédia ?
  • Quel contrôle aura-t-on encore sur le financement, la ligne éditoriale, la problématique des droits d’auteur, l’archivage … ?
  • Les moyens du financement de la production du service public ?
  • Les économies générées par l’emploi de l’outil numérique peuvent-elles être réinvesties dans la production ?
  • La situation actuelle et les perspectives sont-elles les mêmes au Sud qu’au Nord, sachant que les publics n’ont pas tous accès de la même manière aux nouvelles technologies et que les demandes en terme de contenus sont différentes ?
  • Quelle est l’influence des produits proposés par les opérateurs de télécommunications sur la façon dont nous envisageons nos contenus ?

 

Quelles que soient les réponses que l’on pourrait apporter à ces questions et les progrès du service public dans le domaine de la production, il ne faudrait pas oublier que « bien communiquer » c’est transmettre mais aussi et surtout partager la connaissance, c’est donner et recevoir.

Les vraies questions que peut se poser le service public, s’il se veut fort et concurrentiel, ne sont-elles donc pas : comment mieux maîtriser ce que nous communiquons et comment communiquer pour que le public reçoive l’information de manière adéquate ?
Il ne faudrait en aucun cas oublier que le public n’est pas une masse indistincte, mais bien un groupe d’individus ayant chacun une sensibilité, un cadre de références culturelles, une capacité de compréhension personnelle et des centres d’intérêt différents.
Ce n’est qu’en tenant compte de ces paramètres que la communication entre le média et le public sera de qualité.

Sous-thèmes des plénières  

La gestion des moyens de production

Produire plus ?

Il ne suffit pas de faire confiance à la quincaillerie (hardware) pour recueillir les dividendes numériques, il faut s’inscrire de façon proactive dans les différentes filières de nos chaînes de fabrication et de diffusion.

En effet, la gestion des moyens de production dans un univers numérique homogène implique nécessairement une réflexion préalable sur les différentes manières de positionner les ressources humaines, d’analyser les processus, de mettre sur pied de nouvelles procédures et de confier à des réseaux la gestion d’objets audiovisuels.

Donc, avant de numériser, il est primordial d’effectuer une description de l’ensemble des activités telles qu’elles se structurent aujourd’hui, et seulement ensuite, de se pencher sur la définition des mutations des métiers dans l’organisation de la production (structure, circulation des informations…)

Au cœur de ce processus, il y a bien sûr des questions relatives à la formation, au financement et à la communication interne.

Première priorité, il s’agit bien sûr d’analyser la chaîne globalement. Un processus est une suite ordonnée d’opérations aboutissant à un résultat, c’est un ensemble de phénomènes conçus comme actifs et organisés dans le temps. Si nous voulons pouvoir reproduire les mêmes fonctionnalités que celles dont nous disposons aujourd’hui dans un univers analogique ou numérique hybride, nous devons nécessairement procéder à la description de la chaîne. À cela s’ajoute l’ensemble des règles et des formalités qui doivent être accomplies pour obtenir le résultat final.

À ce point, il reste une tâche particulièrement délicate qui consiste à répertorier l’ensemble des données et des métadonnées qui sont générées tout au long du processus de fabrication. Le numérique est implacable, une indexation erronée d’un objet audiovisuel est un objet perdu !

Cette analyse de la chaîne globale ne peut se faire qu’en liaison avec des métiers existants impliquant des actes concrets (concrétiser ; collaborer ou encore contrôler) . Le résultat final de cette analyse constitue le plan qui doit permettre aux industriels de formuler via la gestion des outils et des objets une réponse concrète aux souhaits des utilisateurs.

Produire mieux ?

Produire mieux, c’est stimuler la création d’outils informatiques permettant de mesurer les performances et l’évolution des solutions mises en place au sein d’une organisation.

C’est aussi la possibilité d’analyser des nouvelles manières de fonctionner, et d’éviter progressivement des ruptures et pertes de charge des filières de production analogique.

Il s’agit donc pour les participants à ce 16ème Séfor d’acquérir une méthodologie permettant d’analyser les processus et les procédures indispensables à la description de leur activité avant de passer la main à des outils censés reproduire l’intégralité de ces processus et procédures décrits dans le cahier des charges.
La maîtrise de la technologie pour produire plus et mieux est à ce prix !

Mais produire mieux, c’est aussi stimuler la création tout simplement. On ne peut gommer tout à fait le facteur humain dans la réussite d’une entreprise produisant de l’audiovisuel. La création pure (et la valorisation de celle-ci) est le carburant qui permettra au moteur de tourner.

Pour permettre à ce potentiel créatif de s’épanouir, il s’agira de lui donner des outils : formation professionnelle adaptée dans toutes les strates de l’entreprise, mise en place d’un cadre cohérent (élaboration des grilles de programmes, choix des formats, gestion des contenus), mise à disposition de moyens financiers répondant aux besoins de la production, gestion des ressources humaines (valorisation du travail et de la personne, construction d’un projet d’équipe, contrats adaptés au type de travail demandé…)

C’est en effet dans une saine émulation et un environnement « confortable » que le créateur pourra donner le meilleur de lui-même et permettre au service public qui lui a donné mandat de faire la différence avec la concurrence.

Nouveaux formats, nouvelles tendances

Dans le domaine de l’audiovisuel, les avancées technologiques bouleversent rapidement les processus de création, de production, de gestion, de diffusion, de réception et de conservation des émissions.
Les habitudes des Radios-Télévisions et celles des utilisateurs se modifient.
Les rapports entre les médias traditionnels et le public évoluent.

Les professionnels de la communication doivent s’adapter à de nouveaux outils qui leur imposent une transformation radicale des méthodes classiques de travail. Les métiers se concentrent, les fonctions s’interpénètrent. De nouveaux départements se créent et d’autres voient leur importance se développer. Les mises à jour techniques bousculent des comportements à peine acquis. Le temps se réduit, la rapidité devient une valeur. Les coûts diminuent, la qualité technique augmente, les possibilités de création deviennent infinies.

Les utilisateurs se voient solliciter de plus en plus par l’apparition sur le marché d’un appareillage de pointe destiné à la réception et à la conservation des émissions. Leurs comportements de consommateurs se transforment. Ils ont accès actuellement à l’information et au divertissement en dehors des limites de temps et de lieu. Ils ont un choix quasiment illimité de programmes à leur disposition. Ils peuvent aussi s’exprimer, diffuser leurs productions, échanger, participer.

Cette évolution influence les formats des productions audiovisuelles, tant dans leurs formes que dans leurs contenus.
Les fabricants, en définissant des normes universelles d’utilisation et de capacités, imposent-ils des « standards » de production ?
Comment les Radios-Télévisions s’inscrivent-elles dans ce nouveau paysage ?
Quelles sont leurs capacités d’innovation ?
Comment peuvent-elles utiliser ces techniques au profit d’une diversité culturelle plutôt que de tendre vers une uniformisation consensuelle des programmes ?
Le public, en pouvant choisir ses programmes et en décidant du moment où il souhaite les regarder ou les écouter, recherche-t-il des productions d’une approche facile ou, au contraire, demandant réflexion ? Et, dans un cas comme dans l’autre, devient-il plus exigeant sur la qualité technique et sur celle des contenus ?
Les professionnels de la communication, en étant au carrefour de ces mutations, sont-ils encore totalement maîtres de leurs stratégies éditoriales ou voient-ils s’effriter petit à petit leur possibilité d’action ?
Et l’influence de la publicité dans tout cela ?
Et celle des mesures d’audience ?
Internet, la télévision mobile, le DVD, l’iPod, la téléphonie mobile 3G, la TNT, la VOD, etc., autant de nouveaux moyens de communication qui requièrent une réflexion sur leur usage, sur leurs contenus et sur l’influence qu’ils peuvent avoir sur le comportement du public.
Finalement, les nouvelles tendances d’offres de programmes ne demandent qu’à naître de cette rencontre entre la technologie de pointe et la volonté de mener une politique culturelle au profit du citoyen.

Les activités permanentes  

Du vendredi 1er au mercredi 6 décembre
09h30 à 18h00

Formation Radio
Cette année, 6 journalistes de la Radio de Mauritanie bénéficieront d’une formation organisée par le CIRTEF sur le thème « Techniques de couver¬ture journalistique d’une campagne électorale ». C’est Marc Riglet, grand professionnel de la radio et journa¬liste ayant occupé des fonctions de direction au sein des diverses rédac¬tions françaises, qui animera cette formation abordant notamment des thèmes comme : la pratique de l’interview, la façon de mener un débat politique, la déontologie de l’information
Formateur : Marc Riglet (Radio France)

Marché des échanges
Comme il est de tradition à chaque SÉFOR, le Marché des échanges, c’est du « Donner et recevoir » ! Des émissions radio et télé libres de droits sont mises à la disposition des organismes membres du CIRTEF. Toutes les productions sont présentées dans des catalogues qui donnent les renseignements nécessaires et utiles pour établir le choix des responsables de programmes.
Responsables : Jenny Bracke et Angélique Schuszter (CIRTEF)

Du Vendredi 1er au Mardi 5 décembre
09h30 à 18h00

Formation Archivage
Poursuivant le parcours entamé lors des SÉFOR précédents, la formation Archivage confortera les stagiaires dans la maîtrise du logiciel AIMÉ et abordera également les grandes lignes directrices nécessaires à la gestion d’un centre de documentation.
Formatrices : Marie-Pierre Dura-Swiduski (France 3) et Catherine Sournin, (RFI)

Formation Télévision
En vue d’une réflexion sur l’amélioration du processus de production, Roger Roberts assistera aux différentes réalisations d’émissions produites par la TVM lors de la couverture du deuxième tour des élections municipales et législatives. Ensuite, avec les principaux intervenants, il fera part de ses observations sur la méthode de travail en analysant l’ensemble des activités telles qu’elles se structurent (Processus, procédures, tâches), la définition des mutations des métiers dans l’organisation de la production (structure, circulation des informations…), la mesure des performances de l’outil.
Formateur : Roger Roberts( RTBF)

Groupe de travail de la série « Femmes battantes »
8 réalisatrices de 8 chaînes de télévision africaines (ORTN – TVT – RTB – RTG – ORTB – RTI – ORTM/Mali – ORTM/Madagascar) se sont engagées en janvier 2006 dans l’aventure de la coproduction d’une série de 8 documentaires de 26 minutes, dont la coordination a également été féminine, puisque assurée par des professionnelles de la Télévision suisse romande.
Cette série porte sur 8 portraits de « battantes » africaines. Qu’elles soient, par exemple, pilote de chasse, opposante à la tradition du lévirat ou engagée dans la lutte contre l’excision, chacune des femmes de la série est exceptionnelle dans ses actions et sa combativité pour une égalité entre hommes et femmes.
Belle mise en valeur du potentiel féminin trop souvent ignoré !
Formatrices : Catherine Noyer (TSR) et Dominique Rappaz (TSR)

Radio SÉFOR
RADIO SÉFOR est un programme radio temporaire proposé par le CIRTEF et fruit d’une collaboration entre celui-ci, l’organisme hôte du SÉFOR et Radio France. Cette année, c’est la Radio de Mauritanie qui accueille RADIO SÉFOR pour deux heures de programmes spéciaux par jour qui mettront en valeur la diversité des productions radiophoniques de la francophonie et permettront aux professionnels de la radio qui les l’animeront de partager leur expérience et leur savoir-faire.
Production : Jean-Pierre Bergeon (France Bleu) et l’équipe des animateurs, journalistes et techniciens de la Radio de Mauritanie

Espace Virtuel
L’Espace Virtuel est l’occasion pour les responsables des Radios et Télévisions d’approcher et de rentrer en contact avec des fabricants de matériel audiovisuel qui proposent de nouveaux produits intervenants dans les processus d’acquisition, de production et de diffusion. Seront présents cette année : Nétia, IEC, NEW ATG, AAVS, GlobeCast, ATD2, Périactes, EVS, Studiotech, Valerio Maioli.
Responsable : Roger Roberts (RTBF)

Les Conférenciers  

ASSELIN Yvan : Directeur de cabinet du Vice-président et Directeur général de la Radio p.i. (SRC-Canada)
BEGIN Carole : Responsable des partenariats et des relations internationales (Télé-Québec)
DAGUERRE Philippe : Directeur technique (FTVI-France)
FAYE Martin : Expert (Intermédia Consultants Afrique-Sénégal)
FILIPPI Martine : Directrice exécutive (URTI)
FRERE Marie-Soleil : Chercheur qualifié, Département des Sciences de l’Information et de la Communication (Université Libre de Bruxelles)
HAMOUD ould M’HAMED : Directeur général de la Télévision de Mauritanie (TVM)
KUENTZ Jean-Claude : Directeur général adjoint chargé du développement (RFI-France)
LE BUGLE Jean-Marc : Directeur juridique (TV5MONDE)
MAHAMAN CHAMSOU MAÏGARY : Directeur de La Voix du Sahel (ORTN-Niger)
MATHIOT Patrick : Responsable de la Formation (SBC-Seychelles)
MEX Claude : Directeur adjoint de la production (TSR-Suisse)
MINO Jean : Directeur général (CFI-France)
MOUSSA ould HAMED : Directeur général de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI)
NDOTAH Christian : Directeur général de la Radio Centrafricaine (RCA)
NOYER Catherine : Déléguée générale aux affaires extérieures (TSR-Suisse)
PATTEN Pamela : Directrice de la Radio (MBC-Ile Maurice)
PIROTTE Mamine : Directrice des Ressources Humaines (RTBF-Communauté Française Wallonie Bruxelles)
PLANTE Claude : Directeur général des régions, des partenariats, des affaires institutionnelles et des ventes (Télé-Québec) et Président du CIRTEF
RAMBEAU Yves : Directeur de cabinet et des relations institutionnelles (RFO)
ROBERTS Roger : Responsable des Moyens culturels communs (RTBF-Communauté Française Wallonie Bruxelles)
SANDI Sylvère Dieudonné : Directeur général a.i. de la Radio (RNC-Congo Brazzaville)
SOURNIN Catherine : Responsable de la documentation et de l’archivage (RFI-France)
TRAORE Sékou : Producteur (Sahélis Productions-Burkina Faso)

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