SEFOR 2005

Bordeaux, France


Le rapport final du SEFOR 2005 est accessible à la page CLUBDu 24 au 29 novembre 2005
Organisé par le Conseil international des radios télévisions d’expression française (CIRTEF) et l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF)

en partenariat avec

  • France 2 et France 3
  • Canal France International (CFI)
  • TV5

Thème et texte introductif  

Les chaînes publiques relèvent les défis de la concurrenceGestion, production, diffusion : l’intégration numérique
Les radios-télévisions publiques de la Francophonie affrontent une concurrence de plus en plus vive partout dans le monde. D’abord par la multiplication des plates-formes de distribution (hertzien, câble, satellite), ensuite par le développement du numérique.

Le numérique concerne toute la chaîne audiovisuelle : la production, la transmission, la diffusion et le stockage. Sur le plan économique, les nouveaux moyens audiovisuels se caractérisent par des coûts moindres de fabrication et de distribution.
Pionniers de la radiodiffusion terrestre hertzienne, les services publics ont porté dans nos différents pays le poids de la mise en place de ces services « universels » dans un contexte de monopole. Ce sont les équipes de ces radios-télévisions qui ont imaginé, créé et mis en place des concepts dont nous mesurons encore aujourd’hui au quotidien à quel point ils étaient porteurs. Journaux parlés et télévisés, téléfilms, fictions radiophoniques, jeux, reportages, divertissements, débats, ont contribué à l’éducation et à l’information d’une génération bercée par les images et par les sons.

Alors que les moyens de production restaient concentrés, la libéralisation des moyens de communication et la multiplication des canaux de distribution ont permis l’éclosion de services commerciaux exploitant, dans de nouveaux formats, les acquis des chaînes publiques.

Aujourd’hui, la concurrence existe et elle est d’autant plus rude que les services publics, souvent nés sans structure de marketing performante et fondés sur une offre de radio et de télévision généralistes peu ciblée, ont dû affronter ce nouveau contexte.

Face à cette concurrence accrue et multiforme, disposant de moyens financiers importants gérés par des holdings, il s’agit, pour les radios-télévisions de service public d’évaluer leurs ressources, leur crédit auprès du public et les moyens dont elles disposent pour proposer une offre utilisant les nouvelles plates-formes de diffusion.

L’offre doit se caractériser par la qualité des programmes proposés à des coûts toujours plus compétitifs.

La technologie numérique permet l’intégration de la gestion, de la production et de la diffusion dans un univers informatique global.
Dans ce contexte, de nouveaux défis se profilent, de nouvelles questions se posent.

Le service public :

  • doit-il se diversifier dans les secteurs concurrentiels investis par le privé ou s’en tenir au rôle fondamental qui est de s’adresser à toutes les composantes du public ?
  • est-il capable d’acquérir et de maîtriser les nouveaux outils numériques ?
  • peut-il faire face à la mutation des métiers qui en découlent ?
  • saura-t-il développer les stratégies appropriées ?


Répondre à ces questions, c’est définir ce que les radios-télévisions doivent entreprendre pour répondre aux attentes des publics segmentés par le numérique, la multiplication et la diversification des plates-formes.

De Bruxelles à Kinshasa, de Québec à Hô Chi Minh-Ville, en passant par Paris, Port-Louis et Ouagadougou, les services publics doivent relever les défis de la concurrence grâce à la fédération des compétences et des moyens dont ils disposent pour imaginer une offre nouvelle en phase avec les plates-formes de distribution et de diffusion.

Les services publics doivent aussi pouvoir bénéficier d’un cadre réglementaire et de gestion évolutif, accéder aux réseaux et participer à la garantie de l’universalité de l’offre et de l’accès aux services. Ils doivent promouvoir la diversité des contenus, y compris la diversité linguistique et culturelle, confirmant ainsi la nécessité d’une coopération internationale avec une attention particulière pour les pays les moins équipés.

Les Conférenciers  

BALIMA Serge-Théophile : Directeur du Centre d’expertise et de recherche africain sur les médias et la communication (CEREAM) de l’université de Ouagadougou.
de TOMASI Walter : Réalisateur de l’étude CFI, Cabinet AREA
DRUMARE Xavier : Directeur adjoint, France Télévisions
FASSO Patrick : Direction des Projets, RFI
FERRAND Gil : Directeur de l’interactivité, TV5 Monde
FILIPPI Martine : Directrice exécutive, URTI
LAFRANCE Sylvain : Vice-président principal de l’ensemble des services français de CBC/Radio-Canada
LAPLUME Yves : Chef de projet Radio Okapi
LIECHTI Jean-Christophe : Producteur éditorial de Nouvo, TSR
MASSÉ Alain  : Directeur général délégué à la stratégie et au développement, Radio France
MAX André : Directeur de la Production radio, RTBF
MBEKA Mabiala : Administrateur, Comocongo (Belgique)
MINO Jean : Directeur général, CFI
NORMANDIN Denise  : Directrice de la postproduction et de la mise à l’antenne, SRC
PATIN Nicole : Productrice exécutive, France 3
ROBERTS Roger : Responsable des Moyens culturels communs, RTBF
SAM’OVHEY-PANQUIMA Guy-Noël  : Universitaire, membre du Conseil Supérieur de la liberté de Communication, (Congo-Brazzaville)
SOULOUMIAC Laurent  : Directeur général, FTVI
SY SAVANE Ibrahima : Consultant
TRIBOLET Pierre-Yves  : Responsable de l’Unité Euroradio/Classique de l’UER
VAMOULKÉ Amadou  : Directeur général de la CRTV (Cameroun)
WOLTON Dominique : Directeur de Recherche au C.N.R.S.

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