Séfor 2003

Bamako, Mali
  Ci-dessous, un bref descriptif du Séfor 2003 : son thème, ses objectifs

Le rapport est dans la partie Documents du Club


Introduction  

Du 28 novembre au 7 décembre 2003
Organisé par le Conseil international des radios télévisions d’expression française (CIRTEF) et l’Agence intergouvernementale de la Francophonie(AIF).

En partenariat avec :

l’Office de Radiodiffusion-Télévision du Mali (ORTM)
Canal France International (CFI)
TV5

 

« La diversité culturelle dans nos radios et télévisions » est le point d’appui de notre réflexion au SEFOR 2003.

Ce thème vient à son heure. L’adoption récente de plusieurs textes internationaux sur la diversité culturelle a fait reconnaître l’importance du débat. L’un de ces textes, la Déclaration Universelle de l’UNESCO a consacré des principes fondamentaux :

  • la proclamation de la diversité culturelle comme patrimoine commun de l’Humanité,
  • le rappel que les droits culturels font partie intégrante des Droits de l’Homme,
  • l’affirmation que les biens et les services culturels ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens comme les autres,
  • le rôle des politiques culturelles des Etats et de la solidarité internationale dans la promotion de la diversité culturelle.

À son tour et dans le cadre des échanges Nord – Sud qui sont les siens, le CIRTEF veut contribuer à ces objectifs, en les situant dans le contexte des radios télévisions publiques. C’est l’objet du SEFOR.

Thématique   

Le fossé entre le Nord et le Sud se creuse alors que les outils pour le combler existent. Le véritable progrès de l’humanité, auquel nous oeuvrons, ne serait-il pas notre capacité à appréhender, à comprendre, notre ouverture à la plus grande diversité, notre écoute de l’autre, notre tolérance : une société fondée sur la diversité. Cette diversité, indispensable à la cohésion, est difficile à maintenir dans une société de plus en plus virtuelle, dans une société de l’abstraction. Face à la mondialisation, nous devons réussir à préserver l’altérité et la diversité. Même si cela peut paraître une dichotomie, les techniques de l’information et de la formation, porteuses de standardisation, doivent être mises au service de la différence. C’est le défi à relever.

Nous proposons cinq axes de réflexion qui s’articulent dans les ateliers « Radio » et « Télévision » est dans les rencontres plénières :

    • Comme premier axe, nous travaillons sur ce qui fait l’identité culturelle d’un pays : comment, au cours de leur évolution, les médias publics ont-ils rencontré cette diversité et comment les médias du Sud et du Nord reconnaissent leurs différences identitaires ?
  • La diversité culturelle et les programmes de divertissement. Deux séminaires, en Télévision et en radio, s’attardent également à étudier si les productions de divertissement peuvent s’exporter et rencontrer les attentes culturelles de publics éloignés parfois bien différents. Et ce qui vaut pour l’humour ou la fiction et les feuilletons vaut-il pour les musiques que nous diffusons ?
  • La programmation musicale et la diversité. Transposées à l’univers de la radio, des questions analogues se posent. Elles touchent aux formats musicaux, mais aussi à la traduction sur les ondes des cultures différentes d’un même pays. Sans oublier l’exportation du Sud vers le Nord.
  • La technologie de son côté n’est pas neutre dans le débat sur les diversités. Les systèmes de production, de diffusion ou de communication, ont évolué et peuvent être des instruments au service de la diversité culturelle dans les médias publics. Mais est-ce toujours le cas ?
  • Enfin la diversité culturelle s’exprime aussi à travers les générations. Plus de la moitié des africains ont aujourd’hui moins de 30 ans ! Les radios et les télévisions du Sud sont-elles prêtes à servir ce public qui a ses exigences tout en maintenant des options généralistes et d’ouverture à tous les âges et tous les publics ? Même si sociologiquement, le Nord vit une situation différente, l’approche générale relève des mêmes logiques de service au public.

Cette année, le SEFOR est nettement ouvert à des préoccupations du Sud. C’est essentiellement lié à son thème : tout le débat sur les diversités culturelles au sens large a d’abord visé cet axe même si les préoccupations du Nord francophone expriment des interrogations fort proches.

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