RADIO PROGRAMME DE PARTICIPATION UNESCO -BURKINA

RADIO PROGRAMME DE PARTICIPATION UNESCO -BURKINA

Une série radio sur les violences faites aux femmes : un vrai défi et une belle aventure humaine !

Comment parler des violences faites aux femmes en radio sans paraître défaitiste mais plutôt en exposant clairement les réalités des femmes du Sud et du Nord, en valorisant les actions individuelles ou collectives faites en faveur des Droits des femmes et faisant entendre ces « voix féminines », voix de victimes ou de combattantes : c’est tout le défi que se sont lancés le CIRTEF, l’Unesco et Outremer 1ère (de France Télévisions)

Chapitre1 : Le Burkina Faso

C’est dans cet esprit que la réalisatrice et productrice radio Anne BONNEAU (Outremer 1ère) est partie pour une première mission de formation au Burkina Faso fin juillet 2015 et a entamé la réalisation de la série radiophonique CIRTEF-Unesco « Vox Femina : les violences faites aux femmes ».

Elle y a rencontré Clémence TUINA de la R.T.B. et ensemble, elles ont enregistré quatre reportages sur les thèmes : « les femmes et le VIH-Sida », « Les mariages et grossesses précoces », « Les petites et jeunes filles esclaves domestiques » et « Les femmes et le Pouvoir ».

Cette rencontre a été riche d’aventures humaines, de moments graves, de moments drôles, de moments d’intense partage…

Voici ce qu’en dit Anne BONNEAU :

« Ces deux courtes semaines nous ont permis de recueillir les éléments sonores nécessaires aux quatre documentaires, mais également d’échanger de façon constructive sur nos méthodes de travail tout autant que sur la nécessité de tels produits pour nos auditeurs !

La conscience de « service public » a toujours été très présente dans les choix éditoriaux que nous avons été amenées à faire. La raison d’être de ces documentaires s’est rappelée à nous au quotidien, dans le choix des angles comme des intervenants : ne pas se complaire dans la « misère » mais offrir des solutions d’existence : cela a été le discours porté par toutes et tous dans ces sujets.

Bien entendu, le dialogue était primordial, et cet échange a sans doute nourri des réflexions plus riches. Notre enthousiasme pour nos métiers nous permettent d’aller plus loin, dans le partage et dans l’écoute : donner les clés, les méthodes et les « petits trucs », permettant d’être plus proches des intervenants a été une priorité : afin de créer ce sentiment de connivence que peut avoir l’auditeur avec « l’étranger » qui murmure à son oreille… Ne pas interférer dans cet échange, ne pas survaloriser le commentaire, la voix off, la place de l’intervieweur, et se faire oublier durant la prise de son…

Le respect de l’individu, de son histoire, de la façon de l’exprimer, avec pudeur ou panache, ont été essentielle au sein de sujets difficiles mais pas déprimants pour autant ! Les rires, les ambiances en creux permettront d’assimiler des témoignages forts, des réalités parfois kafkaïennes, de reprendre son souffle pour rebondir sur le fil de l’histoire, de la vie.

Ayant ces dernières années l’habitude d’enregistrer des documentaires à l’étranger, dans une langue étrangère, je n’ai pu que me réjouir de renouer avec le français, la francophonie : la richesse de la langue et la force de ce lien qui nous rassemble, Francophones, qui crée une convivialité au-delà des frontières et des milieux s’est rappelée à moi !

Si la langue a facilité les échanges (ainsi que la maîtrise de Clémence dans d’autres langues vernaculaires !), cette mission n’aurait pas été complète sans l’aide et la grande solidarité du personnel de la RTB : journalistes, animateurs, techniciens, agents de la maintenance (qui ont réparé mon matériel défaillant !), chauffeurs, tous se sont investis à nos côtés et ont collaboré en partageant leur savoir-faire et leurs contacts. »

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