Productions-Radio

Compte rendu des productions radio du CIRTEF.

Radio Séfor 2003  

Extraits de Radio Séfor 2003 à Bamako. 4:26

Historique :En 2003, une nouvelle radio voyait le jour au sein du Cirtef. “RADIO SEFOR”, la radio temporaire du SEFOR, a, en effet été créée en 2003 à Bamako à l’initiative de Monsieur Sidiki N’FA KONATE, Directeur Général de l’OFFICE DE RADIODIFFUSION TELEVISION DU MALI.

« RADIO SEFOR » a été diffusée sur la CHAINE II de l’ORTM du mardi 2 décembre au dimanche 7 décembre 2003 (soit un total de 34 heures 30 minutes d’émissions en direct sur le site du SEFOR).

Ont participé à l’élaboration de « RADIO SEFOR » :

Les responsables :

  • Monsieur Sidiki N’FA KONATE, Directeur Général de l’ORTM
  • Monsieur Guila THIAM, Secrétaire Général du Cirtef
  • Monsieur Boubacar TOURE Rédacteur en chef et coordonnateur de « RADIO SEFOR » pour l’ORTM.
  • Mademoiselle Kerstin CLAEYS, Productrice principale RTBF, chargée de mission au CIRTEF et coordonnatrice de « RADIO SEFOR » pour le CIRTEF
  • Mademoiselle Tenimba MONEKATA, Directrice de la CHAINE II de l’ORTM.

L’équipe de l’ORTM :

  • Monsieur Alhassane DIOMBELE , journaliste-réalisateur
  • Monsieur Amadou KODIO, animateur-producteur
  • Monsieur Alhassane DOUMBIA(DALEX) animateur-producteur
  • Monsieur Mamani SAMASSEKOU (ABBA),animateur-producteur
  • Monsieur Alhassanne SOULEYMANE, journaliste-réalisateur
  • Monsieur Tiessira E DEMBELE, journaliste-réalisateur
  • Monsieur Aliou BADARA SANGARE, opérateur d’antenne
  • Monsieur Kola DIADIE TOUNKARA, opérateur d’antenne ainsi que les équipes d’installation technique de l’ORTM et leurs responsables.

L’équipe du Cirtef :

  • Monsieur Jean-Pierre BERGEON, réalisateur RADIO-FRANCE
  • Monsieur Etienne BOURS, journaliste et responsable à la Médiathèque de Belgique
  • Mademoiselle Coline BERGEON, stagiaire

Les objectifs de « RADIO SEFOR » étaient de :

  • Mettre en valeur le SEFOR et son thème « la diversité culturelle » par le biais de débats,, d’interviews, de reportages, d’émissions thématiques.
  • Mettre en valeur les radios des organismes membres du CIRTEF en diffusant des productions propres à ces radios, productions puisées dans le MARCHE DES ECHANGES RADIO du Cirtef ou demandées spécifiquement aux organismes.
  • Faire découvrir la diversité culturelle du pays hôte grâce à l’intervention d’invités maliens (personnalités officielles, artistes, spécialistes…)
  • Intéresser le public malien aux sons, accents, expressions, problématiques venus de toute la francophonie.
  • Faire de « RADIO SEFOR » une radio informative et ludique.
  • Trouver une vraie synergie entre l’équipe de la CHAINE II de l’ORTM et l’équipe radio du CIRTEF en ayant comme mot d’ordre : apprendre, comprendre, partager

Bilan :« RADIO SEFOR » a été une première expérience de création commune et d’élaboration d’une radio temporaire entre le CIRTEF et l’un de ses membres.
Cette réalisation s’est révélée productive et performante pour les raisons suivantes :

  • L’ORTM et le CIRTEF ont eu l’occasion d’échanger leur savoir et leur expérience professionnelle en matière de radio ainsi que leurs productions.Tous les acteurs de « RADIO SEFOR » ont appris à dialoguer et ont compris la nécessité de s’adapter aux réalités d’autrui ainsi que de s’ouvrir à d’autres formes de radio.
  • Les productions des organismes membres du CIRTEF ont été valorisées et ont trouvé un espace de diffusion.
  • Malgré les différences de points de vue et de méthodes de travail, l’ensemble de l’équipe de « RADIO SEFOR » a réussi le pari de faire d’une radio temporaire une antenne riche, cohérente et attractive… reflet de la diversité culturelle de la francophonie.
  • L’aspect créatif de « RADIO SEFOR » est à souligner. Chacun des responsables, animateurs, réalisateurs, techniciens a eu l’occasion de mettre en avant ses idées, sa personnalité, ses spécificités culturelles, son expérience, son originalité.
  • Tous les acteurs de « RADIO SEFOR » ont eu l’occasion de développer un véritable « esprit d’équipe » et, bien que ne se connaissant pas au départ, ils ont travaillé avec enthousiasme et fraternité dans un but commun… créer une radio !
  • Même si ce n’était pas l’objectif au départ, « RADIO SEFOR » a ébauché un travail de « formation-action » avec :
    • des réunions d’évaluation régulières
    • des « débriefings » personnalisés
    • de la « formation continue » hors antenne et à l’antenne(conducteurs, réalisation, techniques d’animation, continuité d’antenne…)
  • L’impact de « RADIO SEFOR » sur le public de la CHAINE II de l’ORTM est difficilement mesurable.Néanmoins, l’ORTM a reçu de nombreux encouragements téléphoniques ou oraux de ses auditeurs. D’autre part, on peut noter la large participation du public aux émissions interactives (ex : RADIO FORTUNE)
  • L’ensemble des participants du SEFOR ont soutenu la création de « RADIO SEFOR » tant en intervenant à l’antenne selon leurs compétences qu’en fournissant des productions diffusables sur cette radio temporaire.De nombreuses félicitations ont été prodiguées à l’équipe de « RADIO SEFOR » par ces mêmes participants.

Radio Séfor 2004  

LIBREVILLE 2004

RADIO SEFOR, la radio temporaire du SEFOR, a été reconduite lors du SEFOR 2004 à Libreville (Gabon) sous la responsabilité de Monsieur G. Willy KOMBENY, Directeur général de la RADIO TELEVISION GABONAISE CHAINE 1.

RADIO SEFOR a été diffusée sur la RTG Chaîne 1 du jeudi 18 novembre au lundi 22 novembre 2004 , pour un total de 24 heures de programmes.

Ont participé à l’élaboration de RADIO SEFOR :

Les responsables :

• Monsieur Georges Willy KOMBENY, Directeur Général de la RTG Chaîne 1
• Monsieur Guila THIAM, Secrétaire Général du CIRTEF
• Madame Micheline KOUMBA, Directrice Générale Adjointe radio de la RTG Chaîne 1
• Monsieur David ELLA-MINSTA, Directeur de l’Information RTG Chaîne 1
• Mademoiselle Kerstin CLAEYS,Productrice principale RTBF, chargée de mission au CIRTEF et coordonnatrice de RADIO SEFOR pour le CIRTEF

L’équipe de la RTG Chaîne 1 :

• Madame Brigitte ADDA
• Madame Ghislaine ANDEME A.
• Madame Arielle BARRIER
• Monsieur Henri- Pascal BOLANGA
• Monsieur Guy Samuel MOUSSAVOU
• Monsieur Oswald VALDY
• Monsieur Olivier BAKENDA MBADINGA
• Monsieur YANTCHE
• Monsieur Alain Richard NZAMBA
• Monsieur Lyé MOUBASSANGO
• Monsieur David ESSOUMA
• Les équipes d’installation technique de la RTG Chaîne 1 et leurs responsables

L’équipe du Cirtef :

• Monsieur Jean-Pierre BERGEON, réalisateur RADIO-FRANCE
• Mademoiselle Kerstin CLAEYS, productrice radio

Les objectifs de RADIO SEFOR étaient de :

1. Mettre en valeur le SEFOR et son thème « Les radios et télévisions de service public et l’audience » par le biais de débats,, d’interviews, de reportages, d’émissions thématiques.

2. Mettre en valeur les radios des organismes membres du CIRTEF en diffusant des productions propres à ces radios, productions puisées dans le MARCHE DES ECHANGES RADIO du CIRTEF ou demandées spécifiquement aux organismes.

3. Faire découvrir la diversité culturelle et les problématiques particulières du pays hôte grâce à l’intervention d’invités gabonais (personnalités officielles, artistes, spécialistes…)

4. Intéresser le public gabonais aux sons, accents, expressions, problématiques venus de toute la francophonie.

5. Faire de RADIO SEFOR une radio informative et ludique.

6. Trouver une vraie synergie entre l’équipe de la RTG CHAINE 1 et l’équipe radio du CIRTEF en ayant comme mot d’ordre : apprendre, comprendre, partager.

La grille de programmes et le contenu des émissions ont été élaborés par Mademoiselle Kerstin CLAEYS et Monsieur DAVID ELLA MINSTA, en accord avec leurs directions et leurs équipes respectives, avant le SEFOR.

Le CIRTEF a fourni à RADIO SEFOR de multiples séquences et émissions ainsi que de nombreux titres musicaux représentatifs de la francophonie et des pays du Sud pour alimenter l’antenne.

En outre, le CIRTEF a fait don à la RTG Chaîne 1 de matériel radiophonique « consommable » ainsi que d’un enregistreur NAGRA E et ceci grâce à l’aimable collaboration de la Radio Télévision belge de la Communauté française (RTBF)

RESULTATS :

RADIO SEFOR a été une seconde expérience de création commune et d’élaboration d’une radio temporaire entre le CIRTEF et l’un de ses membres.

Cette réalisation s’est révélée productive et performante pour les raisons suivantes :

La RTG Chaîne 1 et le CIRTEF ont eu l’occasion d’échanger leur savoir et leur expérience professionnelle en matière de radio ainsi que leurs productions. Tous les acteurs de RADIO SEFOR ont appris à dialoguer et ont compris la nécessité de s’adapter aux réalités d’autrui ainsi que de s’ouvrir à d’autres formes de radio

Les productions des organismes membres du CIRTEF ont été valorisées et ont trouvé un espace de diffusion.

Malgré les différences de points de vue et de méthodes de travail, l’ensemble de l’équipe de RADIO SEFOR a réussi le pari de faire d’une radio temporaire une antenne riche, cohérente et attractive , reflet du dynamisme des médias de la francophonie.

L’aspect créatif de RADIO SEFOR est à souligner. Chacun des responsables, animateurs, et journalistes, a eu l’occasion de mettre en avant ses idées, sa personnalité, ses spécificités culturelles, son expérience, son originalité.

Tous les acteurs de RADIO SEFOR (équipe RTG et équipe CIRTEF) ont eu l’occasion de développer un véritable « esprit d’équipe » et, bien que ne se connaissant pas au départ, ils ont travaillé avec enthousiasme et fraternité dans un but commun… créer une radio ! Cette cohésion pouvait paraître d’autant plus difficile à obtenir qu’on était cette année face à des participants venant d’horizons très différents (RTG CHAINE 1, RTG CHAINE 2, AFRICA N°1…) et appartenant à des tranches d’âge assez éloignées.

RADIO SEFOR a ébauché un travail de « formation-action » avec : des réunions d’évaluation régulières • des « débriefings » personnalisés • de la « formation continue » hors antenne et à l’antenne (conducteurs, réalisation, techniques d’animation, continuité d’antenne…

L’impact de RADIO SEFOR sur le public de la RTG Chaîne 1 est difficilement mesurable. Néanmoins, la RTG Chaîne 1 a reçu de nombreux encouragements téléphoniques ou oraux de ses auditeurs. D’autre part, on peut noter la large participation du public aux émissions interactives

Des difficultés de mise en place technique ont été rencontrées et surmontées au mieux des possibilités.

L’ensemble des participants du SEFOR ont soutenu l’élaboration de RADIO SEFOR tant en intervenant à l’antenne selon leurs compétences qu’en fournissant des productions diffusables sur cette radio temporaire. De nombreuses félicitations ont été prodiguées à l’équipe de RADIO SEFOR par ces mêmes participants.

Par ailleurs, le secteur radio du Secrétariat général du Cirtef tient à souligner la compétence, la rigueur et le professionnalisme des animateurs et des journalistes de la RTG Chaîne 1. L’équipe radio du CIRTEF tient aussi a remercier ses homologues gabonais pour la convivialité et la chaleur avec lesquelles elle a été accueillie.

Le secteur radio du Secrétariat général du Cirtef remercie, en outre, vivement Monsieur Jean-Pierre BERGEON et RADIO FRANCE pour leur apport important à la mise en œuvre de cette activité du Cirtef.

Radio Séfor 2005  

FICHIER SONORE : Le programme produit par Radio France sur l’édition de Radio SEFOR à Bordeaux en 2005 avec France Bleu Gironde

BORDEAUX 2005

Après Bamako au Mali avec l’ORTM et Libreville au Gabon avec la RTG Chaîne 1, c’est avec le réseau France Bleu de Radio France qu’a été mené à bien la 3ème édition de Radio Séfor. Et très précisément avec l’une de ses stations très concerné par la tenue du Séfor à Bordeaux : France Bleu Gironde.

Pour cette 3ème aventure le challenge était quelque peu différent puisqu’il s’agissait d’intégrer, au sein même de l’équipe de cette station, deux participants aux précédentes éditions de Radio Séfor. Un journaliste malien, Alhassanne Diombelé de l’ORTM (par ailleurs Directeur de la chaîne 2), et une animatrice gabonaise, Arielle Barrier de la RTG Chaîne 1.

Expérience différente puisque tous deux se retrouvaient hors de leur propre pays et dans un environnement nouveau, France Bleu Gironde étant une station entièrement numérisée.

L’objectif (en 4 jours) : préparer et co-présenter un magazine info/programme de 2h qui, si tout se passait bien, serait diffusé le lundi 28 Novembre de 19h à 21h, en direct sur France Bleu Gironde, c’est-à-dire sur l’ensemble de la région Aquitaine couverte par la station. Magazine qui se devait de s’adresser et d’intéresser les auditeurs de cette station tout en leur proposant une thématique et une approche quelque peu différente, en liaison avec la tenue et l’esprit de ce grand rendez-vous de la francophonie qu’est le Séfor.

Premier challenge : l’intégration. Grâce à l’accueil, à la chaleur et à l’attention de l’ensemble de l’équipe dirigée par Freddy Thomelin, en une demi-journée Alhassane et Arielle ont vu leur appréhension tomber. Epaulés dans leur choix de sujets, nagra numérique et voiture mis à disposition, ils s’embarquèrent vite sur leurs premiers reportages en compagnie de Jean-Pierre Bergeon qui coordonnait cette 3ème Radio Séfor.

Les sujets à traiter : l’explosion de violence dans les banlieues françaises, la reconnaissance officielle par Bordeaux de son passé dans le commerce triangulaire, l’intégration dans une petite ville de l’Aquitaine d’un médecin d’origine sénégalaise, le métissage musical sur la ville de Bordeaux, le sort réservé un an après aux rapatriés français suite à la crise ivoirienne…

Très vite la partie reportages et interviews s’étant montrée particulièrement fructueuse, il fallut passer au montage…et donc s’initier au montage numérique.

Ce fut ensuite l’écriture du conducteur, des textes de présentation, du choix des musiques et de l’habillage, de thèmes « passion » (comme le foot) à intégrer, préparer les interviews du direct et enfin se répartir les rôles dans la co-animation en collaboration avec une animatrice et une journaliste de la station.

Bref trois jours depuis la première grande réunion de travail qui passèrent comme trois heures…

Le direct était déjà là.

Le trac aussi.

Mais tout de suite on a senti que le résultat serait à la hauteur des espérances, très professionnel et chaleureux en même temps.

Et l’auditoire (celui entre autres des jeunes de banlieue) qui se manifesta au standard à la fin de l’émission fut une des plus belles récompenses pour Arielle et Alhassane. Le coup de chapeau et la reconnaissance professionnelle de l’équipe de Bordeaux Gironde et de membres présents du Sefor en fût une autre.

Une belle aventure humaine et professionnelle mais aussi une formation en réelle grandeur et une approche particulièrement efficace des nouveaux outils numériques et de méthodes de travail différentes. Un véritable échange, de point de vues et d’expériences.

Et des valises pleines d’éléments de reportages et de témoignages humains à faire écouter au retour par le biais des radios respectives.
Les carnets pleins de numéros de téléphone pour mieux nourrir et entretenir les souvenirs.

Et surtout faire profiter dans sa propre radio de ce que l’on aura pu apprendre et découvrir.

Une nouvelle expérience particulièrement probante de Radio Séfor qui se verra prolongée prochainement par l’édition d’un CD qui reprendra l’essentiel de ce magazine métissé (avec l’aide de la Direction des Affaires Internationales de Radio France).

Radio Séfor 2006  

FICHIER SONORE : Le programme produit par Radio France sur l’édition de Radio SEFOR à Nouakchott en 2006 avec Radio Mauritanie

NOUAKCHOTT 2006

Quatrième édition de Radio SÉFOR, après Bamako au Mali avec l’ORTM, Libreville au Gabon avec la RTG et Bordeaux en France avec Radio France et son réseau France Bleu, Radio SÉFOR à Nouakchott fut, du 2 au 5 Décembre 2006, une nouvelle et belle aventure menée conjointement par Radio Mauritanie et le CIRTEF avec le concours de Radio France.

C’est la radio mauritanienne « Radio Jeunesse », rebaptisée pour l’occasion « Radio SÉFOR / Radio Jeunesse » qui a ouvert son antenne pour concevoir et diffuser un programme de 2h chaque jour (17h-19h le premier jour d’inauguration et 10h-12h pour les trois autres jours).

La coordination-formation de l’ensemble a été assurée cette année encore par Jean-Pierre Bergeon de Radio France pour le CIRTEF.

Pour la première fois, l’antenne de Radio SÉFOR a été dédoublée pour des raisons techniques avec une équipe d’animation principale, installée dans les locaux de Radio Mauritanie, en duplex ponctuel avec une équipe de journalistes assurant les directs depuis le Palais des Congrès où se déroulaient les travaux du 16e SÉFOR.

Autre nouveauté par rapport aux précédentes expériences en Afrique, c’est d’une station entièrement numérisée que se réalisait Radio SÉFOR.
Autre particularité à signaler, ces programmes en langue française venaient se greffer sur une antenne qui n’émet pas normalement dans cette langue et à des horaires habituellement non pourvus (l’ouverture d’antenne normale étant à 15h), ce qui n’a manifestement pas empêché les auditeurs de Nouakchott d’être présents dès les premières émissions comme nous avons pu le vérifier en direct.

C’est trois jours avant ce démarrage que l’équipe dédiée se retrouvait autour de Jean-Pierre Bergeon : N’diaye Mamadou Hamady (dit Bosco), Alioune Dieng (dit Papis) et Ami Fofana pour l’animation, les journalistes Mohamed El Moctar (dit Coucou) et Djimera Halagha pour les reportages et les directs depuis le Palais des Congrès, et une équipe technique placée sous la responsabilité de El Hadj Diagne au sein de laquelle s’illustra notamment Alioune Badara.

La force de propositions et l’esprit d’équipe sont immédiatement apparus et c’est dans une créativité fébrile que l’habillage d’antenne a été conçu.

De « l’angoisse » un peu brouillonne de la première émission à la maîtrise quasiment tranquille de la dernière, on assista à une réelle assimilation de « façons de faire » et de travailler, dans un bel esprit d’échange : interventions, reportages montés de manière plus serrée et directs mieux cadrés reflétant la thématique de ce 16e SÉFOR et sa diversité culturelle, jeux en direct avec les auditeurs sur la francophonie, choix de sujets « concernant » (la place des femmes dans les médias africains, l’immigration, le sida…) parmi les propositions retenues du catalogue des productions des différentes radios partenaires, choix et équilibre des musiques reflétant la francophonie mais aussi la musique africaine et la mise en valeur d’artistes mauritaniens, prises de paroles plus souples et plus vivantes (pour une radio jeune), place pour l’humour aussi, tout cela agencé au sein d’un conducteur construit et respecté autant que faire se peut compte-tenu des aléas du direct.

Une fois de plus, la « magie » de Radio SÉFOR est apparue, magie de cette formation en grandeur réelle, témoignant de la nécessité et de la force de ces échanges dans un respect professionnel et culturel, les liens d’amitiés créés venant bien sûr s’y ajouter.

Aux vues de cette nouvelle expérience nous pouvons avancer deux pistes de réflexions :
• que pour la cinquième édition de Radio SÉFOR en 2007 au Maroc, le temps d’antenne quotidien avoisine les quatre heures (la richesse thématique et les intervenants potentiels ne manquant pas) ;
• que l’intégralité de l’antenne soit réalisée, si possible, sur les lieux de la tenue du SÉFOR car Radio SÉFOR est un élément d’animation important de cette rencontre dont les participants doivent pouvoir prendre connaissance au-delà d’une simple sonorisation des lieux. Cette proximité offre aussi la possibilité d’organiser des débats riches et animés, débats qui ont, de fait, quelque peu manqués à cette « Radio SÉFOR – Radio Jeunesse » par ailleurs riche et dynamique.

Jean-Pierre Bergeon

Radio Séfor 2007  

FICHIER SONORE : Le programme produit par Radio France sur l’édition de Radio SEFOR à Rabat en 2007 avec Radio Rabat de la SNRT

RABAT 2007

La 5ème édition de Radio Séfor s’est tenue du vendredi 14 au lundi 17 décembre 2007 à Rabat.

Cette nouvelle et fructueuse session a été menée conjointement par la SNRT et le CIRTEF avec le concours de RADIO FRANCE.

C’est « Rabat Chaîne Inter » qui a accueilli sur son antenne pendant 4 jours « Radio Séfor », avec une première journée limitée volontairement à une heure de programme (de 9h30 à 10h30), nécessaire « bande annonce » et prise de connaissance pour l’auditoire habituel de cette radio, comme pour l’équipe elle-même, de ce qui allait être pendant les trois jours suivants le programme « mixé » de Rabat Chaîne Inter et de Radio Séfor.

« Mixé » car pour la première fois, compte-tenu des programmes très structurés et diversifiés de Rabat Chaîne Inter, tant sur la semaine que sur le week-end, la décision avait été prise en amont avec Amina Majlal, sa directrice des programmes, et l’équipe d’encadrement de Radio Séfor, Kerstin Claeys pour le CIRTEF et Jean-Pierre Bergeon pour RADIO France, d’adapter au maximum l’expérience de Radio Séfor aux programmes déjà existants. Un véritable mariage qui demandait de travailler avec toutes les équipes concernées de ces émissions et non pas une seule équipe dédiée.

De fait, si le travail de préparation fut démultiplié et offrit même des situations inattendues (comme la réunion de travail tout un après-midi avec l’équipe d’enfants de « Junior radio » dans le propre appartement de sa dynamique animatrice) cela permit, d’une part, à une équipe élargie de bénéficier de cette formation en direct, et d’autre part à l’auditoire de retrouver « en toute sécurité » ses rendez-vous habituels mais sous une forme qui, elle, était beaucoup plus surprenante et évènementielle.

Les tranches « 9h30-12h » initialement prévues pendant ces trois jours se sont vite transformées en « 9h-12h », et devant l’enthousiasme des différents équipes (qui avait rapidement balayé les réticences ou interrogations de la première heure) l’on sentait bien que l’on aurait pu déborder sur ces horaires et surtout ajouter quelques jours supplémentaires.

Comme il avait été souhaité lors des recommandations du précédent Séfor à Nouakchott, Radio Séfor a pu se tenir durant ces trois jours en direct des lieux mêmes de réunion de ce Séfor à l’Hôtel Golden Tulip (grâce au travail performant et plein d’allant de l’équipe technique dédiée de la SNRT) permettant ainsi une meilleure osmose avec tous les participants de ce Séfor, une visibilité très bénéfique pour tous et une réelle mise en valeur de la diversité francophone et des thèmes du Séfor.

Joies et angoisses des extérieurs, autres processus d’antenne mis en application (conducteurs élaborés en commun, leur respect mais aussi leur adaptation à une nécessaire improvisation souple mais structurée quand l’évènement l’exige), découverte du direct pour certaines émissions habituées jusque là au « rassurant » PAD, premiers reportages et montages pour d’autres…. on aura du mal à recenser les multiples formes de « navigation » que l’équipage de ce « bateau Séfor » pratiqua pendant cette aventure des ondes qui le mena à bon port au pied du Golden Tulip de Rabat.

Une belle traversée donc sur ce « bateau-école Séfor » dont il faut saluer le travail et l’enthousiasme de tout l’équipage.

Pour n’en citer qu’une partie : Ilham CHRAYGANE, Nadia CHEKROUNE, N.TALBI, A.BAHMAD, Nawal HAJJI, Zineb RGUIB, Marouane KHIYAT, Ghizlane CHRAYGANE et tous les enfants… avec une mention spéciale pour Mohamed KHIYAT qui fut le lien permanent et toujours disponible avec tous.
Un équipage dont nous avons été fiers et heureux de faire partie, Kerstin Claeys et moi, et dont l’aventure va revivre sur un nouveau CD « Radio Séfor » qui sera produit par Radio France.

En attendant une autre édition de Radio Séfor, qui sera à n’en pas douter toujours aussi nouvelle, différente et riche d’expériences.

Jean-Pierre Bergeon

Radio Séfor 2008  

YAOUNDE 2008

FICHIER SONORE : Le programme produit par Radio France sur l’édition de Radio SEFOR à Yaoundé en 2008 avec Yaoundé FM 94 de la CRTV

La 6ème édition de Radio SÉFOR s’est tenue du dimanche 9 au mardi 11 Novembre 2008 à Yaoundé au Cameroun.
Cette nouvelle et très fructueuse session a été menée conjointement par la CRTV et le CIRTEF avec le concours de RADIO FRANCE.

C’est « Yaoundé FM 94 », chaîne radio « Jeune » de la CRTV qui a accueilli sur son antenne pendant 3 jours entre 15h et 18h « Radio SÉFOR ».
Une antenne décentralisée sur les lieux mêmes du SÉFOR, à l’Hôtel du Mont Fébé, une situation inédite pour cette radio camerounaise confrontée pour la 1ère fois aux vertus du décrochage, aux surprises bonnes et/ou stressantes d’une réalisation sur le terrain, et de la nécessité de savoir s’adapter aux impondérables avec le maximum de professionnalisme.
Trois jours précédés bien sûr de tout un travail d’écriture de grille, d’enregistrements d’habillage et de promos, et de sensibilisation aux auditeurs habituels de cette chaîne.
Avec le très dynamique chef de chaîne de FM 94, Valery Dikos Oumarou, et l’équipe d’encadrement de Radio SÉFOR, Kerstyn Claeys pour le CIRTEF et Jean-Pierre Bergeon pour RADIO FRANCE, la décision avait été prise de rester dans la couleur musicale de cette radio jeune tout en accentuant son côté francophone tant dans la musique que dans les programmes, en jouant sur les rencontres, les débats, les session « live », les reportages et les jeux, de façon à en faire un produit particulièrement dynamique pour les auditeurs, sans les déstabiliser, mais aussi un véritable outil de formation très diversifié pour tous les animateurs, journalistes et techniciens participant à cette expérience.

Au menu donc de ces trois jours de Radio SÉFOR, des débats passionnants sur des thèmes comme « Les jeunes et l’immigration », « La liberté de la presse », « La place du sport à la radio » ou « Les femmes dans les sociétés africaines ou occidentales »…des rencontres sur des sujets de proximité comme « Les particularités culinaires dans les pays de la francophonie », « La mode », « Les différences de climat et leur incidence sur la vie des populations francophones »…ou sur des sujets de société comme « La dépigmentation et ses conséquences sur la santé ».
Radio SÉFOR a proposé aussi un jeu, avec la participation des auditeurs, sur les différentes expressions populaires en francophonie.
Et, comme promis, des sessions musicales en direct, chaque jour, avec de jeunes et talentueux artistes camerounais pratiquant aussi bien le slam que la « fusion », la chanson française ou les percussions…

Dans tous ces domaines, les participants au SÉFOR, comme les invités extérieurs, ont été nombreux à participer, et souvent dans le plus grand enthousiasme.
La proximité entre la radio et le lieu de la rencontre étant évidemment un atout majeur dans la réalisation de cette osmose .
La part belle a été faite aussi aux productions des organismes membres du CIRTEF, qui ont été valorisées et diffusées durant ces trois jours, entre autre la série « Femmes battantes » ainsi qu’un portrait particulièrement attachant d’un des enfants du pays devenu célèbre : le tennisman et chanteur Yannick Noah.
Un hommage fut également rendu à Myriam Makeba avec le témoignage surprise d’Hervé Bourges qui, en son temps, avait fait venir la chanteuse dans le cadre de l’École de Journalisme qu’il avait créée à Yaoundé.

Une fois de plus l’expérience professionnelle et humaine s’est révélée d’une grande force, s’appuyant sur des journalistes, techniciens et animateurs particulièrement dynamiques, compétents et motivés : Jean-Baptiste Bidjogo, Christelle Boudjieka, Joseph Essomba, Cyrille Kingué, Séverin Aléga Mbélé, Ottou Mbia, Édith Virginie Mbock, Alain Mvondo, Félix Wandji, une équipe dirigée de main de maître par leur chef de chaîne, Valéry Dikos Oumarou.
Une expérience qui devrait porter ses fruits et que nous retrouvons dans un CD témoin produit par RADIO FRANCE.
En attendant une autre édition de Radio SÉFOR, qui ne manquera pas, une fois de plus, de nous surprendre et de nous apprendre.

Co-Productions   

« FEMMES BATTANTES »
une série proposée par les Radios Francophones Publiques et le CIRTEF

15 épisodes de 6 minutes – diffusion : été 2008

Réalisation : Hubert THEBAULT
Atelier de création méridienne
Radio France

LES 15 EPISODES

EPISODE 1
Québec : Louise BRISSETTE – 6’23
Reportage : Eugénie Francoeur (Radio-Canada)

Louise Brissette a adopté 37 enfants, tous handicapés… On la découvre chez elle, dans cet immense domaine où elle gère tout, avec l’aide du bon Dieu, dont elle parle beaucoup (elle a fait des vœux, dit-elle…) Un témoignage saisissant, un exemple bouleversant de foi et d’amour.

EPISODE 2
Burundi : Marguerite BARANKITSE – 5’59
Reportage : Dona Bizimana (Radio Nationale du Burundi)

Marguerite, témoin et victime des massacres, a créé et anime la maison Shalom. Mère adoptive d’enfants indifféremment Hutu et Tutsi, son combat pour la Paix et la réconciliation est devenu l’œuvre de sa vie… Sa maison « Shalom » accueille des enfants sinistrés de guerre pour les aider à retrouver leur famille. La réintégration sociale des femmes ex-combattantes, la réintégration professionnelle des enfants soldats, la prise en charge des enfants et des mères atteints et affectés par le VIH/Sida, la prise en charge des enfants vulnérables : les enfants de la rue, les abusés sexuellement….Maggy s’occupe de tout. Elle vient de construire un hôpital grâce aux dons qu’elle a reçus…

EPISODE 3
Suisse : Antoinette BAUDAT – 6’04
Reportage : Martine Galland (Radio Suisse Romande)

Antoinette fait le clown. A 60 ans, elle a décidé d’amuser les autres et de devenir conteuse. Elle intervient auprès d’enfants handicapés, soulage des familles… depuis la mort de son fils, il y a 9 ans. Pour se battre contre la douleur, elle a choisi de faire rire avec un nez rouge.

EPISODE 4
Seychelles : Marie-Thérèse CHOPPY – 6’13
Reportage : Nathalie Rose (Seychelles Broadcasting Corporation) (SBC)

Enseignante, auteur de théâtre, conférencière, Marie-Thérèse, 70 ans, se bat pour défendre le créole seychellois. Les nouveaux mots pour les nouvelles réalités sont spontanément puisés dans l’anglais, voire le français… Mais Mme Choppy veut défendre sa véritable langue natale, son enseignement, sa diffusion, car elle est la base fondamentale véritable de la culture et de l’identité de l’archipel.

EPISODE 5
Belgique : Fabienne VANDERMIEGE – 6’04
Reportage : ALFONZA SALAMONE (RTBF)

Fabienne Vandermiège – 40 ans – est de ces femmes convaincues qu’elles peuvent changer le cours des choses, de leur vie. Issue d’une famille démunie, l’école n’a jamais été une priorité dans le foyer verviétois où elle grandit. Elle quittera l’enseignement en ne sachant ni lire ni écrire. Illettrée. Comment vivre une vie normale dans une société où l’écrit est omniprésent ? Fabienne fait semblent. Elle ruse, ment, trompe et livre sa confiance en pâture à des lettrés peu scrupuleux. A 37 ans elle pousse la porte d’une classe pour adultes. Sa vie change. Fabienne déroule les épaules, se coiffe, se maquille et affronte enfin le monde. Elle sait lire et écrire. Elle écrit même une BD avec ses camarades de classe et décroche un emploi d’agent de sensibilisation à l’alphabétisation.

EPISODE 6
Cameroun : Justine DIFFO – 6’09
Reportage : Eliane Koungou (CRTV)

Justine Diffo parle vite et fort : professeur de Droit à l’Université de Yaoundé, coordinatrice de l’O.N.G. « More Women in politics », elle parcoure le Cameroun pour rallier les femmes à ses causes et les encourager à devenir maires, adjointes, députées… Au long de ses journées marathon, elle se bat aussi auprès des journalistes de son pays pour que change leur perception de la femme, particulièrement dans le traitement de l’information politique.

EPISODE 7
France : Sylvie TORDJMAN – 6’07
Reportage : Pascale Pascariello, France-Inter

Sylvie Tordjman – pédo-psychiatre à l’Hôpital de Rennes – a inventé l’unité mobile d’intervention. Le principe est simple : des « médiateurs », le plus souvent les écoles ou collèges alertent l’équipe sur le comportement d’un enfant en difficulté. Le quotidien est fait de deux interventions par jour. Le camping-car de Sylvie va à la rencontre des jeunes pour prévenir des dépressions ou tentatives de suicides…

EPISODE 8
Maroc – Zoubida AMRANI – 6’09
Reportage : Nadia Chakroune (S.N.R.T.)

Professeur de français et de communication, Zoubida a fondé l’association Ibni (« Mon fils »). Objectif : la lutte contre la mendicité de la femme et de l’enfant.

EPISODE 9
Bénin : Fatouma GBAORE – 5’51
Reportage : Claudine Efoa Atohoun (O.R.T.B.)

Née au milieu des noix et du beurre de karité, Fatouma Gbaoré Sekoussounon – veuve et mère de 4 enfants – se bat depuis 16 ans pour donner toute sa valeur à cette production qui la passionne. A N’Dali, son village natal, elle a fait de son beurre de karité un produit d’exportation de qualité : elle a conquis le marché américain, livre le Koweit et le Japon par conteneurs entiers. Son beurre porte un nom Bariba (sa langue natale) : « An’temana », qui signifie en français : La patience est un chemin d’Or ».

EPISODE 10
Sénégal : Penda MBOW* – 6’08
Reportage : Khady Fall COULIBALY

Madame Penda Mbow, petite taille, la cinquantaine, est engagée pour la cause de son pays. Ancienne ministre de la Culture, elle se définit comme une idéaliste. A Dakar, cette universitaire enseigne et anime des conférences. Elle voyage beaucoup et se passionne pour la cause des femmes ; ainsi, elle raconte ses révoltes d’enfant et la lutte contre certaines coutumes injustes des castes et des religions ou les prérogatives anachroniques des hommes.

* Enseignante au Dpt Histoire à l’Univ Cheikh Anta Diop, auteure

EPISODE 11
Québec – Mélissa HARVEY – 5’57
Reportage : Eugénie Francoeur (Radio-Canada)

Mélissa Harvey, 29 ans, est la présidente de « Zora bio-cosmétiques », une Société de Montréal qui se veut écologique et soucieuse du commerce équitable et du recyclage. Jeune entrepreneur dynamique, chaleureuse et ambitieuse, elle importe l’huile d’argane produite en liaison étroite avec ses amies marocaines, s’attachant à éviter la désertification. Elle veut changer le monde des affaires, sensibiliser ses consommateurs et prouver que l’on peut faire du commerce éthique, environnemental, humanitaire et cependant rentable.

EPISODE 12
Belgique : Marianne BLUMME – 6’12
Reportage : ALFONZA SALAMONE (RTBF)

Marianne Blumme a été coopérante à Gaza pendant 10 ans. Avide de justice, elle est engagée dans la lutte contre la violence faite aux peuples et la défense de leur droit à s’auto-déterminer. A Gaza, elle a notamment enseigné ce qu’était la Shoah à ses élèves musulmans. Elle témoigne de leur réalité, de leur détresse, de leur amitié fidèle… de l’universalité de la soif de justice.

EPISODE 13

Mali – Cissé Djénèba SOW – 6’01
Reportage : Ténèfing Traoré (O.R.T.M.)

Le Mali est un pays pauvre dont l’économie repose sur l’agriculture, l’élevage, la pêche… Les effets de la mondialisation aggrave les situations. Cette femme battante – chevalier dans l’ordre du Mérite agricole – travaille ardemment à une meilleure gestion des ressources naturelles, du développement rural et à l’amélioration des capacités des populations.

EPISODE 14
France – Véra TUR – 6’04
Reportage : Pascale Pascariello, France-Inter

Madame Vera TUR, est directrice de l’école du parc Bellevue, à Marseille. A 55 ans, elle y a passé toute sa carrière. Au cœur d’une cité populaire particulièrement dégradée, elle voue sa vie aux enfants défavorisés de ce quartier, en les emmenant dans les musées, en surveillant leurs études et en organisant pour eux des voyages touristiques à l’étranger. Depuis 1996, elle emmène « ses » enfants aux quatre coins de la planète, pour leur montrer que la vie ne s’arrête pas à la porte de leur immeuble et aux difficultés de leur enfance…

EPISODE 15
Suisse : Catherine Morand – 6’02
Reportage : Martine Galland (Radio Suisse Romande)

Catherine Morand, de Lausanne, est journaliste et travaille dans l’organisation Suisse-Aide, avec un intérêt et une spécialisation marquée pour les rapports Nord-Sud. Après avoir travaillé pour Amnesty International, elle est passionnée depuis toujours par les questions de développement. Elle parle avec lucidité de sa vocation, de son innébranlable optimisme malgré les rapports de plus en plus durs entre des sociétés où les inégalités continuent de se creuser. Elle travaille actuellement par exemple à lutter contre les effets pervers d’une « révolution verte » très en vogue en Afrique, mais qui préconise l’utilisation de méthodes et produits très discutables.

Exemples:
Québec – Mélissa HARVEY
Mali – Cissé Djénèba SOW

Jumelages   

Le secteur radio du Cirtef organise régulièrement des jumelages entre ses organismes membres.
Chaque jumelage comprend deux organismes du Nord et un organisme du Sud. Cette coopération entre stations radiophoniques francophones a pour buts, notamment, de développer une production radiophonique de qualité en s’appuyant sur les racines culturelles communes et les grands sujets d’intérêt des régions et pays concernés, de participer au développement d’une radio de proximité prenant largement en compte la richesse et la diversité de la francophonie, d’améliorer la communication des régions et des pays qui y participent.

Cette collaboration s’inscrit dans un cadre professionnel soucieux de la liberté d’expression et du respect de la personne humaine.Elle a comme résultat pratique la fabrication de productions radiophoniques communes aux trois stations qui seront diffusées sur les antennes de chacun des partenaires du jumelage ainsi que sur les antennes des organismes membres du Cirtef qui en font la demande.

 

  • Jumelages réalisés

 

1996 : ORTB Cotonou (Bénin) SRC Régina (CANADA) RTBF Liège (BELGIQUE)

1999 : RTI Abidjan (COTE D’IVOIRE) SRC Québec (CANADA) RADIO FRANCE Nantes (FRANCE)

2000 : RTB Ouagadougou (BURKINA FASO) SRC Chicoutimi (CANADA) RADIO FRANCE Périgeux (FRANCE)

Extrait de « Paroles d’enfants », une coproduction des radios de Chicoutimi, Périgeux et Ouagadougou. 3:59

2002 : RTS Dakar (SENEGAL) SRC Moncton (CANADA) RADIO FRANCE Bordeaux (FRANCE)

Un extrait de l’émission « Les femmes et la mer ». 4:56

2003 : ORTN Niamey (NIGER) SRC Winnipeg (CANADA) RADIO FRANCE Strasbourg (FRANCE)

2004 : ORTM Bamako (MALI) SRC Matane (CANADA) RADIO FRANCE Orléans (FRANCE)

Extrait : Jumelage SRC (CANADA) – RADIO FRANCE – RTS (SENEGAL) : Les femmes de pêcheurs

JUMELAGES 2006

A. Jumelage SRC (MATANE) – FRANCE BLEU (ORLEANS) – ORTM (BAMAKO)

Jumelage allant de septembre 2004 à Août 2006. Convention signée lors du SEFOR à Libreville en 2004

Extrait :
Jumelage SRC (CANADA) – RADIO FRANCE – ORTM (MALI) : A la croisée des grands fleuves

Phase 1 :

Production d’une série de capsules intitulée « A la croisée des fleuves ». Les thèmes abordés sont :

Capsule No 1 : Type d’embarcation sur le fleuve Saint-Laurent Construction de bateaux à Glen Le chantier naval de Mopti

Capsule No 2 : Les piroguiers passeurs à Mopti Le Saint-Laurent fleuve nourricier Les mariniers de la Loire

Capsule No 3 : La pointe de Courpin près d’Orléans Etat environnemental du Saint-Laurent Les petites lavandières de Mopti

Les capsules ont été produites par France Bleu Orléans. Elles ont été diffusées par les différentes antennes au cours du printemps 2005.

Phase 2 :

Le thème retenu pour la 2ème série de capsules est « Les arts et le fleuve ». On y présente donc des artistes qui s’inspirent du fleuve et ce, dans les domaines suivants :

Capsule 1 : Le fleuve et la musique:

  • Arnaud Méthivier, musicien d’Orléans
  • Jean-Pierre Bérubé, auteur compositeur interprète à Matane
  • Le fleuve et la culture maraîchère à Gao

Capsule 2 : Le fleuve et la littérature :

  • Les potières à Kalaboubou, les maîtresses de l’argile
  • Christine Richard, poétesse à Matane
  • Anne-Marie Royer Pantin, écrivain à Orléans

Capsule 3 : Le fleuve, la peinture et la sculpture :

  • Yolande Fortin, peintre à Matane
  • Richard Boutin, peintre à Orléans
  • La cueillette de sable sur les bords du Niger

La 2ème série de capsules a été produite par Michel Côté de la station de Radio-Canada à Matane. Elles ont été diffusées à la Radio Nationale du Mali le lundi 19 juin. Elles ont été à l’antenne de France Bleu Orléans dans le courant du mois de novembre et seront à l’antenne de Radio-Canada Matane au cours de la saison estivale.

Bilan du jumelage :

Les participants font un bilan plutôt positif du jumelage. Ils sont assez satisfaits de ce qui a été réalisé dans cet échange. Selon eux, il a permis aux auditeurs des différentes radios de prendre contact avec des environnements très différents les uns des autres. Toutefois, les délais de production de chacune des deux séries de capsules ayant été très longs (un an à chaque fois), ils considèrent qu’il a été impossible de créer un rendez-vous avec leur auditoire.

Tous souhaitent, si cette expérience était reprise, qu’elle permette aux artisans de se rencontrer et de travailler ensemble sur un projet commun et non chacun de son côté. Un volet « formation » devrait également faire partie du jumelage.

Somme toute, ils ont trouvé l’expérience intéressante, mais un peu frustrante.

B. JUMELAGE SUDBURY (SRC CANADA) – RTNB (BURUNDI)

En 2006, d’après une proposition du Cirtef, la SRC (Canada) et le RTNB (Burundi) se sont entendues pour mettre en œuvre un jumelage bilatéral sous la forme d’une rencontre à l’antenne hebdomadaire et en direct des deux radios. Des capsules devaient aussi être réalisées et diffusées dans le cadre de cette rencontre sur des thèmes concernant les publics des deux radios.

L’échange a commencé début septembre 2006 mais a été interrompu en raison des restructurations et du changement d’équipe au sein de la RTNB.